Erreur de classification,
mauvaise application de la convention collective, primes oubliées, heures non
majorées… Une simple inexactitude peut avoir des conséquences immédiates
(salaire, primes) ou différées (retraite, arrêts maladie, licenciement). Dans cet article, vous trouverez
tout ce qu’un salarié doit savoir pour contrôler, contester et sécuriser ses
bulletins de paie.
Pourquoi vérifier son bulletin
de paie ?
Le bulletin de salaire est le
reflet de vos droits : il sert à calculer votre retraite, vos indemnités
journalières en cas d’arrêt, vos droits à la formation…
Mais c’est aussi un document
juridique : si une erreur s’y glisse et n’est pas corrigée, elle peut être
considérée comme acceptée.
Or, les erreurs sont fréquentes,
notamment dans les petites entreprises, les structures sous-traitant la paie,
ou les logiciels mal paramétrés.
Les erreurs les plus courantes
Lors de nos audits chez PaieUp
Salariés, nous rencontrons des erreurs récurrentes qui peuvent passer
inaperçues, mais qui ont souvent des impacts importants sur la rémunération,
les droits sociaux ou les futures indemnités du salarié.
Salaire brut ou net incorrect
- Mauvais taux horaire appliqué : un taux trop
bas ou non conforme au minimum conventionnel.
- Prime non versée ou oubliée : primes
d’ancienneté, de panier, de froid, etc.
- Heures supplémentaires non majorées ou
oubliées dans le calcul.
Absences, arrêts ou congés mal
intégrés
- Jour d’absence mal déduit ou déduction
injustifiée.
- Arrêt maladie sans subrogation : le salarié
ne perçoit rien alors que l’employeur touche les IJSS.
- Congés payés mal calculés ou non soldés.
Cotisations sociales mal
calculées
- Taux erronés, erreurs sur le PAS ou la
CSG/CRDS.
- Plafonds de cotisations mal appliqués.
- Net imposable incorrect, faussant la
déclaration fiscale.
Mauvaise classification
- Coefficient trop bas par rapport aux
responsabilités.
- Poste mal renseigné, impactant la grille
salariale.
- Statut erroné : cadre/non-cadre.
Anomalies de mentions
obligatoires
- Convention collective absente ou inexacte.
- Mentions interdites (ex. : absences
injustifiées sans preuve).
- Coordonnées erronées de l’entreprise.
La convention collective mal
appliquée : l’erreur la plus fréquente (et la plus coûteuse)
C’est l’angle mort de 80 % des
bulletins erronés. Et pourtant, les conséquences sont majeures.
Qu’est-ce qu’une convention
collective ?
C’est un accord entre les
syndicats de salariés et les employeurs, adaptant le Code du travail à un
secteur donné. Elle est obligatoire dès lors qu’elle est mentionnée sur le
bulletin de paie ou applicable par défaut.
Que contient-elle ?
- Minima salariaux supérieurs au SMIC.
- Primes obligatoires : ancienneté, panier,
froid, etc.
- Majors spécifiques : travail de nuit,
dimanche, fériés.
- Conditions plus favorables : arrêts maladie,
congés exceptionnels.
- Indemnités de rupture supérieures à celles
du Code du travail.
Pourquoi ces erreurs ?
- Par méconnaissance.
- Par négligence.
- Par volonté de réduire les coûts.
Et pourtant, ces obligations ont valeur
de loi.
Exemple réel
Une salariée d’officine payée au
SMIC (1 766 €), alors que la convention prévoit un minimum à 1 940 € + 4 %
d’ancienneté. Elle perd plus de 2 500 € par an. Sur 3 ans, cela représente plus
de 7 500 € de perte.
Comment repérer une erreur ?
- Comparez avec votre contrat de travail :
taux horaire, primes, durée.
- Contrôlez la convention collective
appliquée.
- Vérifiez les heures sup/majorations.
- Analysez les absences et déductions.
- Conservez vos bulletins
au moins 5 ans.
Que faire en cas d’erreur ?
- Signalez-la par écrit à l’employeur.
- Demandez une régularisation ou bulletin
rectificatif.
- En cas de refus, saisissez les prud’hommes
(délai de 3 ans).
Et si vous avez quitté
l’entreprise ?
Attention au solde de tout
compte :
- Indemnités mal calculées.
- Congés payés oubliés.
- Attestation Pôle emploi incorrecte.
Chaque année, des milliers de
salariés acceptent des erreurs sans le savoir.
En conclusion
- Les erreurs de paie sont
fréquentes, même chez les bons employeurs.
- Elles impactent vos droits, votre retraite, vos indemnités.
- Vous pouvez agir, dans un délai de 3 ans.
- Des experts peuvent vous aider.
PaieUp vous accompagne
Chez PaieUp, nous
vérifions votre bulletin de paie ou solde de tout compte pour 34,90 € TTC.
Réponse claire et argumentée sous 7 jours ouvrés.